Snowpiercer, le Transperceneige (film, 2013)

snowpiercer affiche du filmAdapté, ou plutôt librement inspiré de la bande-dessinée Le Transperceneige (que je lirai bientôt), Snowpiercer est un film coréen qui en reprend la trame générale. Après une catastrophe climatique, l’humanité survivante est enfermée dans un train qui ne s’arrête jamais et suit une boucle fermée autour d’un monde gelé. Dans les wagons de queue, le bas peuple vit dans la misère et se révolte contre les nantis qui voyagent et vivent dans l’opulence à l’avant.

Pour adhérer au concept, il faut d’abord d’abord se mettre en condition d’accepter le concept (une suspension volontaire de l’incrédulité, quoi !) car les survivants pourraient vivre ailleurs que dans ce train sans aucun arrêt, on peut se demander pourquoi les riches gardent les pauvres inutiles dans le train, et cette lutte des classes sans trop de subtilité en manque, de subtilité. Bref, passons au film, réalisé par Joon-ho Bong, qui s’est quand même adjoint un beau casting, avec Chris « Captain America » Evans, Jamie Bell, Tilda « Narnia » Swinton, John Hurt ou encore Ed Harris. Sans parler (mais un peu quand même) des coréens Song Kang-ho et Ko Asung pas toujours convaincants mais qui ont sans doute permis au film de cartonner dans leur pays natal, avec plus de 9 millions d’entrées.

snowpiercer

Le film commence (au moins sur le Blu-ray) par une petite introduction en images de synthèse qui explique les raisons de la catastrophe planétaire: afin de combattre le réchauffement climatique, des missiles chargés de produits chimiques sont envoyés dans l’atmosphère mais se révèlent trop efficaces et déclenchent une glaciation intense détruisant une grande partie de l’humanité (c’est ballot, hein !). Les rares survivants sont réfugiés dans un train qui ne s’arrête jamais, de crainte de geler et que les voies ne soient recouvertes de neige et de glace, d’où son nom de Transperceneige. A bord, les pauvres, menés bien involontairement par Curtis (dont on apprendra en chemin le lourd secret), se rebellent contre leurs conditions de vie, la répression qu’ils subissent et l’enlèvement régulier de leurs enfants. Ils décident de remonter vers l’avant du train, en quête de son conducteur et seigneur et maître, le sévère Wilford.

snowpiercer transperceneige

S’ensuivent alors plusieurs séquences sanglantes de combat, et aussi des scènes à la fois surréalistes, décalées et parfois loufoques au fur et à mesure de la progression et de la découverte des nombreux wagons qui constituent le train. Usine à nourriture protéinée, réserve d’eau, bar à sushi, aquarium, école, sauna ou night-club sont parmi les surprises qui laisseront les voyageurs béats, tandis qu’ils sont poursuivis par un ennemi qu’ils croyaient mort. Mêlant style emprunté aux films asiatiques, blockbuster vitaminé, scènes théâtrales, le film comprend aussi en creux une réflexion sur le leadership, le pouvoir, l’exploitation des masses, la tyrannie qui peut en découler, et est bien sûr une dystopie sociétale et liée au dérèglement climatique. Parfois trop caricatural, à d’autres moments incohérent ou joyeusement décalé, le film évite bien souvent le manichéisme et révèle quelques surprises sympathiques. A défaut d’être inoubliable, il se révèle plutôt original par ce mélange des genres et un rythme globalement bien dosé, sans oublier quelques bons acteurs, Chris Evans, Tilda Swinton et Ed Harris en tête (de train !).

 En bonus sur le Blu-ray, on découvrira l’histoire de la redécouverte de la BD par le réalisateur en Corée, alors qu’elle était quasiment oubliée en France, ce qui lui a donné une nouvelle notoriété grâce au film et a permis notamment au dessinateur Jean-Marc Rochette de vivre un rêve éveillé (et de participer au film en tant que figurant !).

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Xapur

Fan de comics, de SF, fantasy, films et jeux vidéos, blogueur depuis 2009, geek depuis toujours !

5 Comments:

  1. Oui, pas mémorable pour ma part. Je regrette presque mon achat en blue-ray ( je ne souhaite avoir que des « indispensables », pour le reste Netflix).

  2. Je suis assez fan de Chris Evans donc je ne regrette pas mais c’est vrai qu’il vaut mieux l’acheter à bas prix 🙂

  3. Pingback: Challenge Dystopie 2015 – 2016 | Les Lectures de Xapur

  4. Je l’ai en attente dans une Pile de DVD, c’est surtout le fait que ça me fait penser à La Compagnie des glaces qui lm’a attirée 🙂

  5. Hello ! Ah, la Compagnie des Glaces, il faudrait que je m’y mette un jour ! En attendant, je vais lire la BD d’origine du Transperceneige.

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